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Une architecte paysagiste est récompensée pour son travail à Rigaud

Néomédia

Architechte paysagiste depuis plus de 20 ans, Marie-France Turgeon, a été nommée gagnante du concours Défi Val-Mar pour la réalisation d’un aménagement extérieur de la résidence familiale aux abords de la rivière Rigaud.

Cette récompense vise à souligner l’excellence des concepts proposés dans la construction d’unités d’habitation neuves dans la région métropolitaine de Montréal.

Pour ce faire, le concours encourage l’intégration d’un design d’intérieur de qualité grâce à une approche multidisciplinaire, un avantage concurrentiel certain pour la conception d’habitations ergonomiques, fonctionnelles et esthétiques, ainsi que pour leur mise en marché auprès d’un public de plus en plus sensible à un environnement offrant ce que les designers appellent aujourd’hui le bien-être dans toutes ses dimensions.

La résidence Terre et Eau

La maison située au pied du Mont Rigaud s’inspire d’une conception architecturale mexicaine dans un contexte québécois aux couleurs de terre et d’eau. Implantée sur un grand terrain bordant la rivière Rigaud, cette résidence met en valeur l’eau qui sert de fil conducteur et qui contribue à structurer les espaces extérieurs et intérieurs de cette résidence privée haut de gamme. « Le projet présentait trois grandes particularités. D’une part, puisque le propriétaire souhaitait obtenir la certification LEED, j’ai dû travailler de pair avec les architectes pour que la structure de la maison et l’aménagement paysagé s’intègre l’un dans l’autre », explique Marie-France Turgeon, en entrevue avec Néomédia.

Pour atteindre la certification LEED, la collaboration de l’architecte paysagiste avec les architectes et ingénieurs s’est installée avant même que débute le projet, permettant un processus de conception intégrée. De concert, tous les professionnels ont participé à l’implantation de la maison, ainsi qu’à l’importance que devait jouer l’eau dans la totalité des aménagements. Cette approche a permis de sculpter et de délimiter des espaces et des parcours avec l’eau. « Puisque nous travaillons sur un terrain vierge, tous les plans des bâtiments ainsi que ceux de l’aménagement se sont faits en parallèle. Ceci nous a permis de bien intégrer tous les aspects du projet », ajoute Mme Turgeon.

L’architecte paysagiste à l’emploi de la firme EVOQ architecture ajoute que les origines mexicaines du propriétaire devaient ressortir. « Le client souhaitait mettre en valeur ses origines. Il a fallu travailler beaucoup avec des couleurs terre, comme le terracotta. Pour ce qui est de la végétation, évidemment l’extérieur ne pouvait pas compter de plantes exotiques en raison du climat. Par contre, la création d’un jardin intérieur nous a permis de créer la touche mexicaine désirée par le propriétaire. »

Finalement, la conception d’une piscine et d’un jardin intérieur ainsi qu’un mur végétal ont aussi représenté un certain défi pour l’architecte.

Le jardin d’été

Le jardin d’été extérieur s’articule autour d’une piscine auquel s’ajoutent des sous-espaces de détente. Le mobilier, les portiques, l’éclairage, tout a été imaginé et conçu sur mesure par l’architecte paysagiste pour encadrer l’espace et faire vivre le Mexique au Québec. « Nous avons créé, sur mesure, le mobilier afin de vraiment répondre à la demande du client », ajoute Mme Turgeon.

Un canal étroit longe le sentier principal et apporte l’eau par gravité dans la piscine, renforçant sa place d’importance dans le jardin extérieur. L’aménagement se caractérise par une immense pergola aussi conçue par l’architecture paysagiste en collaboration avec l’ingénieur en structure.

Ce point focal amène un jeu d’ombres et de lumières qui fluctue au gré des saisons, relevé par les flammes du foyer extérieur. Les aires de jeux et de sports ceinturent l’espace central, et s’étendent à perte de vue dans le pâturage campagnard.

Un jardin adapté au climat québécois

En approchant la maison, le jardin d’hiver se révèle à travers une grande paroi vitrée à l’intérieur de la résidence. En rentrant dans ce jardin, qui se trouve dans un grand espace lumineux a l’allure d’un atrium, la présence d’eau, d’arbres et d’un mur végétal, traduit un paysage qui unit le concept d’une cour intérieure et d’un jardin d’hiver.

Un mur d’eau sert d’écran et alimente la piscine intérieure noire qui reflète la végétation qui l’entoure. Le mur d’eau et la piscine intérieure jouent un rôle dans la délimitation de sous-espaces pour articuler les circulations, tout en contribuant à un paysage sonore insoupçonné. La piscine, le mobilier et les bacs de plantation se déploient dans des teintes de béton coloré terre et eau.

Soulignons qu’à la demande du client, le mobilier des fauteuils carrés, conçu pour le jardin extérieur, a été employé dans le jardin d’hiver pour sa convivialité, sa flexibilité et son confort.

Récupération de l’eau de pluie

Deux bassins de récupération d’eau de pluie des toitures se trouvent également dans le jardin extérieur. La pluie récupérée souligne le caractère dynamique et polyvalent de l’eau, tout en servant pour l’arrosage du jardin. Un mécanisme permet de faire circuler l’eau du bassin haut vers le bassin bas par le biais d’une pompe.

Tout comme dans le jardin d’hiver, les paliers des bassins et le son de l’eau qui coule contribuent à agrémenter l’ambiance et le paysage sonore. Ce bassin extérieur s’exprime comme étant le prolongement de la piscine intérieure. Seule une paroi vitrée sépare les deux bassins noirs afin de renforcer le lien visuel et la connexion vers l’environnement extérieur, une idée conceptuelle de l’architecte paysagiste.

Bien que les objectifs de la commande présentaient des contraintes surtout techniques, l’approche holistique intégrant l’architecture de paysage a permis de bonifier la commande initiale. La délimitation des espaces, la présence d’eau et l’envergure du jardin d’hiver ont contribué à tisser des liens entre l’inspiration mexicaine du sud et la réalité d’un climat nordique.

L’emploi du béton coloré pour les piscines et bassins, ainsi que pour le mobilier, renforce la matérialité des autres volets du projet architectural. Finalement, le mur végétal et les plantes à l’intérieur du jardin d’hiver contribuent à la qualité de l’air de la maison et les bassins d’eaux de pluie ont contribué à la certification LEED.

 

https://www.neomedia.com/vaudreuil-soulanges/actualites/immo-deco-reno/416338/une-architecte-paysagiste-est-recompensee-pour-son-travail-a-rigaud